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        TABLE DE NOËL 2018, DAYS OF CAMILLE64

         

        Je voulais faire le constat d’une année passée et puis c’est parti un peu plus loin que prévu. J’ai constaté au travers de mes mots que j’avais été pas mal interpellée et de façon négative par la relation que j’ai pu entretenir avec les réseaux sociaux bien que j’ai aussi vécu de jolies aventures ou rencontres grâce à ceux-ci. Il en résulte tout de même un manque de bien-être lors du temps passé sur la toile. Alors « pourquoi » me diriez-vous puisque la vie est belle? 

        Pas de masturbation de l’esprit, ni de diarrhée verbale en vu. Juste un point de vue, un constat qui peut pousser un tant soit peu la réflexion sur le sujet avant d’être archivé dans les méandres de la toile, si ce n’est déjà fait. 
        Je vais partir très loin directement. Personne n’a raison ou tord car chaque expérience ou ressenti diffère et du moment qu’il ou elle est réellement vécu(e), comment pourrions-nous dire ce qui est vrai ou faux ? Ainsi, notre point de vue est véritable, irréfutable selon nous puisque nous le vivons.


        Ce qui est intéressant, c’est que chaque opinion nous aide à réaliser un constat général du sujet abordé. C’est pourquoi, je ne m’excuserai pas pour ce que je pense car je le ressens et c’est une vérité vécue. Il faut assumer et prendre du recul pour analyser la situation et prendre le chemin qui nous correspond. Ce que je crois bien avoir réalisé ces dernières années. Bien sûr, cette réflexion exclue totalement le fait que le mal est mal et qu’il n’y a pas à tergiverser sur cela.

         

         

        Voici le constat 2018 de mon univers virtuel.

         

        Cette frustration. Instagram ou le comble pour un créatif aujourd’hui qui n’arrive plus à communiquer. Qui a besoin d’un break. Certains craignent (pour leur « affaires ») qu’il daigne se prolonger un peu plus dans la peur de passer inaperçu. Alors ça se force à rester avec ce vieille amour sachant que l’envie d’aller voir ailleurs est exaltante. Il y a comme une envie de créer une autre plateforme version 2013-2014 pour laisser les opportunistes ou influenceurs robotisés peu scrupuleux à leur petites affaires. Excitation de s’épanouir à nouveau dans une bulle plus saine avant qu’elle n’éclate puisque l’on ne peut s’empêcher de viser plus loin, insatisfaits que nous sommes.

         

        Quand est-il en plus de cela pour un créatif antisocial sur les réseaux sociaux ? 

         

        Croyez-y ou non, j’en suis la preuve vivante. On tente l’aventure histoire de voir ce que ça fait, si l’expérience est plus riche qu’en réalité sans jamais vraiment arriver à communiquer. Comme tout le monde, peu importe qui l’on est, nous sommes tombés dans la marmite. En soit, c’est aussi une source de plaisir et c’est amusant, c’est fantastique d’être relié en un instant au monde entier ou presque. Il y a pourtant toujours un moment où l’on décroche et se lasse avec l’immense déception d’avoir côtoyé un univers virtuel dont une grande partie est vide de sens, il faut bien l’avouer. Ne pas avoir réussi à tisser le lien véritable et intelligent que l’on espérait (excluant quelques rares pépites bien sûr, faut pas généraliser), nous fait tomber dans ce vieux cliché du gentil et méchant loup. Pauvre de nous. À quand les cures detox spéciales technologie sur lesquelles certains pourraient se faire un max de blé? 


        Bref. Quelques semaines sans réseaux sociaux, enfin plus particulièrement Instagram (puisque c’est celui au saumon, mon préféré) et je n’ai pas vu le temps passer. Ça m’a fait du bien. Nous sommes connectés au monde entier et nous voulons faire un « break »… Concrètement, pourquoi ? Que n’arrivons nous pas à gérer ou digérer ? Le fait que le monde nous dépasse, qu’il est impossible de se recentrer sur soi-même ? Égocentrique que nous sommes … Ou que justement tout le monde parle trop de soi et que personne ne s’écoute réellement et donne donc une fausse définition du partage ? Je ne sais pas. J’ai eu envie de plus de répit, voir de ne plus jamais revenir parfois mais je me retiens avec cette idée de gâchis en tête car j’aime échanger avec les bonnes personnes. 


        Ça serait dommage de se priver de ce que l’on aime quand il faut juste savoir doser la manière et la fréquence d’utilisation de ce qui peut vite devenir une addiction et ne pas se brider non plus à cause de certains trouble-fêtes.  D’ailleurs dans ce texte, je ne tiens pas à en être un, je relate juste mon expérience et certains faits ou ressentis. Libre à vous de vivre l’expérience à votre façon. 


        Instagram, je vais donc préserver d’autant plus ma dignité contrairement à certains sans forcer le monde à s’intéresser à moi. Juste vivre, aimer ce que je fais et rester crédible, vraie dans ma démarche de publier un peu de bonheur au travers de mes clichés, parfois avec innovation je l’espère sans me prendre la tête pour autant et passer pour une vraie rebelle en publiant à 15 heures de l’après-midi (oh mon dieu). Peut-être qu’avec le temps je développerai une façon bien à moi de passer entre le mécanisme un peu pourri de ta plateforme.


        C’est juste cette cadence qui me dérange aujourd’hui. Il y a trop de tout. Trop de monde qui veut aller toujours plus vite, plus loin que les autres dans l’espoir d’obtenir un semblant de pouvoir et développent même des stratégies. Les réseaux sociaux lèvent l’inhibition du plus sombre crétin comme si la pudeur se décrétait aujourd’hui comme révolue, un sale défaut et catégorisait, réduisait une certaine personne humble ou réservé à un putain de has-been des temps modernes (littéralement parlant) et donc par définition coincé dans un monde qui ne lui appartient pas ou plus. Alors que le « ringard » s’évertue à ne pas sombrer dans la folie, le sombre ignorant tombe de plus bel dans un cercle vicieux dont il ne pourra sortir qu’en réalisant le temps perdu à satisfaire son égo surdimensionné ou à réaliser ses affaires (pistonnées). La confrontation sera t-elle difficile ? 


        Pinterest se veut toujours pourvu d’une utilité: partager, organiser un projet… oui mais qui évolue plutôt comme une nouvelle banque d’images version Getty image gratos pour les faux créatifs pas très inspirés dont leur conscience, très éthique, leur dit peut-être que voler impunément des images et des idées: c’est normal puisque après tout rien ne les empêche de les enregistrer. Mais attention, faut croire selon les dires des cyber-voleurs et ta soeur que le la mention d’un crédit donne le droit, excuse tout, alors on oublie tout? 


        Combien de fois ai-je pu passer pour une rabat joie en expliquant à certains les droits d’auteur parce que ça me tient à coeur que l’on comprenne que mon travail est un long processus qui demande du temps, de la créativité ni plus ni moins mêlés à mon âme. Ça peut paraître puissant comme mot « âme » (elle est partie loin là) mais je réalise tout avec mon coeur et chaque vol me touche. Normal non. (Ouais, je suis une hypersensible). 
        Je n’arrive pas à laisser courir comme certains le font en étant fier pensant que ça les valorisera d’être cités et que ça leur apportera tout plein de visibilité. Moi. J’en ai rien à foutre car c’est irrespectueux et je ne supporte pas ces manières de procéder sur internet : le manque d’éducation, de respect pour l’art, qu’importe sa nature ou son degrés de crédibilité. 
        Je ne suis pas contre le partage, du moment qu’il se produit avec respect, autorisation et courtoisie. 


        Youtube nous divertît comme il peut, Facebook essaie de renouer les liens perdus, Twitter? Je n’y vais jamais (non pas que ça ne soit pas intéressant) et Instagram dans cette histoire ? 
        Au départ, partager ses moments de vie, ses photographies était l’idée du siècle. Aujourd’hui, nous ne montrons plus nos chaussures en photo, la journée passée avec son chat ou le bol de riz cuisiné ‪à midi‬ parce que ça semble dérisoire, que tout le monde se juge comme dans un dîner presque tordu… Alors maintenant, pour paraitre plus « cool », nous étalons nos expériences exagérées, idéalisées en espérant attirer l’attention. Nous étalons nos ambitions avec un portfolio et le business devient toujours plus grand. Nous réalisons parfois aussi sans nous en rendre compte et sans vraiment le vouloir des projets fous que l’on peut réussir dans l’unique but de prouver sa force à des étrangers ou à un ennemi ou amour fantôme. Alors les réseaux, parfois c’est bien, souvent c’est trop. Il n’y a plus d’utilisation d’une plateforme prédestinée à une seule activité. Tout est sans cesse détourné à des fins peu scrupuleuses.


        Le problème n’est pas tant les réseaux sociaux, la technologie ou l’innovation (même si il y a clairement un soucis de respect des droits d’auteur ou de confidentialité) c’est ce que nous en faisons et notre incapacité à gérer ce que nous créons. 


        En clair, beaucoup ignorent l’authenticité et l’amour-propre en voulant palper l’attention ou la monnaie de plus près. Mais Instagram, c’est surtout l’overdose de personnes qui publient les mêmes choses ou endroits avec les mêmes filtres pour surfer sur la tendance (de qui, de quoi). Je me perds littéralement dans un océan de sosies franchement pas créatifs. Non pas que je juge qu’il est difficile d’être créatif, il faut juste avoir une personnalité, l’affirmer et suivre son coeur et pas celui d’un autre. Nous nous inspirons tous des autres mais pour se créer soi-même et c’est plutôt flatteur comme processus. Aujourd’hui, ce n’est plus s’inspirer, c’est copier et s’approprier pour devenir. Et beaucoup se ressemblent tels des clones et ne prennent pas le temps de se découvrir. C’est dommage.


        C’est « N’importe quoi » dans le sens où les profils publics qui t’interpellent (impoliment de surcroît comme si la politesse n’existait pas sur internet) ne font même pas un effort pour soigner leur présentation ou contenu : cadrage photo, réglage photo un tant soit peu visuellement lisible (comment expliquer cela…), histoire, cohérence… C’est du foutage de bip car je suis sûr qu’avec un tant soit peu d’application ou de passion, nous pouvons toujours faire mieux ou faut-il avoir cela dans la peau ?


        Faut croire que c’est plus rentable de directement commencer à un stade avancé pour attirer la tune. Après tout, pourquoi pas, payons-nous quelques milliers d’abonnés ou investissons dans un logiciel qui produits des likes, s’abonne et se désabonne des gens dont nous en avons rien à foutre dans le seul but de paraître « crédible » car nous n’y croyons pas nous mêmes. Je précise tout de même que chacun a le droit de progresser et d’être au stade d’apprentissage qu’il souhaite et c’est même génial ce travail de recherche et d’apprentissage de soi. Je ne suis pas contre la découverte de nouvelles sensibilités. Au contraire.


        Avant, j’avais du mal à déconnecter grâce à l’exclusivité que m’offrait certains créatifs, tant j’étais subjuguée par certains concepts. Aujourd’hui, j’arrive rarement à faire la différence. Plagiat, manque d’originalité et du coup d’innovation ou impossibilité de satisfaire cette dernière tant l’on a épuisé et pourri les bonnes idées. Alors celui qui se démarque avec talent aujourd’hui, il est rare mais il existe. Ils y en a quand même et c’est franchement encourageant et j’adore tomber sur de tels créatifs, des personnes dont j’aime la sensibilité et que j’estime être des pépites selon moi car elles me touchent de façon unique. D’ailleurs, j’en suis plus de 300 sur Instagram et ma démarche est authentique. Ça doit aussi être votre cas mais parfois, certains s’abonnent juste pour un retour et ça fausse le jeu.


        Honnêtement, je ne saurais où me situer dans cette jungle car je n’aime pas me demander à quel niveau je me situe. Je déteste me juger et être jugée parce que je ne cherche pas la compétition et je ne bosse pas dans ce but d’excellence pour être comparée à des talents passés ou présents pour être mise dans une case. Je suis à mon niveau et j’estime qu’il me satisfait comme il satisfait certaines personnes. Et si non, tant pis. Je ne m’empêche pas d’évoluer ou de changer. Je cherche simplement à me faire plaisir histoire de remplir ma vie de belles étapes et faire ce que j’aime. L’art est subjectif, oui oui, je vous l’ai sorti. Fallait bien.


        Alors pour celui qui produit des images soit disant illisibles, c’est subjectif aussi ? Et bien oui ! Pourquoi ne pourrait-il pas posséder les mêmes pensées et être apprécié ? Il fait et peut penser ce qu’il veut du moment qu’il ne soit pas un hypocrite opportuniste qui vient constamment chanter faux dans nos oreilles gâchant littéralement le potentiel d’une salle dans laquelle chacun s’éclate. Chacun est libre de chanter faux et d’être jugé bon chanteur par ceux qui l’apprécient du moment qu’il ne harcèle personne ou ne triche pas pour gagner un concours. C’est logique non ? Et heureusement, chacun est libre d’aimer et de faire ce qu’il veut.


        Je reste de plus en plus en retrait en analysant ce que devient ce réseau. Certes, sans prétention je me dis que ma sensibilité à aussi le droit à une place et croyez-moi, je suis la reine pour me déprécier alors que je ne le devrais pas. Aujourd’hui, j’arrive un peu plus à m’estimer dans ce monde de rustres faisant étalages de leur science sans forcément faire mieux dans les mêmes conditions en comparant ce qui est incomparable : une putain de sensibilité unique. C’est pourquoi je n’aime pas leur ressembler, juger selon quelles règles de merde ? Et faire donc preuve d’outrecuidance.


        Ça me fait plaisir d’échanger avec ma communauté depuis des années mais je suis de plus en plus dans l’observation. Passive, je n’arrive presque plus à m’intégrer ou à communiquer. J’observe les autres tirer partie de leur fausses qualités pour berner les gens. Je suis littéralement gênée par ces personnes qui nous interpellent n’importe comment dans l’unique but d’obtenir des abonnés, qui critiquent les communautés dont elles font parties avec les gens qui les ont créés, qui envoient des mots en stories ou en commentaires pour quelque chose en retour: obtenir de la visibilité, un secret magique pour arriver au succès (mais quel succès) ou arriver à faire les mêmes photos, vous pomper votre style obtenu grâce à votre talent, votre expérience, votre sensibilité, votre moi profond en achetant seulement le même appareil photo que vous… Subtilité devrait être un mot faisant parti de leur vocabulaire. 


        Cette opportunisme me dégoûte et fait d’instagram un univers dans lequel je n’ai parfois plus envie de trouver un peu de répit. Nous y allions pour se détendre, découvrir sans y être importunés ou subir le manque d’éducation de membres faisant d’une société qui en a plus rien à foutre et où c’est chacun pour soi. Bien sûr, je ne mets pas tout le monde dans le même panier.


        Aujourd’hui, c’est la course aux faux comptes, faux likes, faux aventuriers et blogs de voyage où rien n’est réellement soigné, travaillé parce que ce n’est qu’une façade pour un autre projet, une façon de se faire remarquer… Ça me fait même un peu peur de voir que certains ne remarquent pas les faux abonnés obtenus de façon pas très correcte. Cette croissance d’opportunistes a détruit l’idée que je me faisais d’Instagram à ces débuts dans le seul but d’obtenir des produits ou des voyages gratuits. Surfer sur la tendance ne donne pas forcément la passion, le talent et l’expérience acquise avec acharnement. 


        Cela m’a aussi fait réaliser que depuis toujours, je ne suis pas très douée pour tisser des liens ou me faire des « amis », entretenir des relations, d’autant plus sur les réseaux sociaux car il me manque une chose fondamentale. Ceux qui arrivent à s’intégrer en société aujourd’hui arriveront sûrement à s’intégrer sur les réseaux sociaux: en somme, faut peut-être être né dedans et n’en être jamais sortie. Faut être fort, faut pousser, faut y aller, faut baratiner. Avec cette nouvelle dimension de personnes ou robots sans scrupules qui foncent dans le tas avec leur bagout monstre, je peine à trouver un sens à la définition du mot « partage » ou « respect » aujourd’hui. 


        J’aime la solitude mais j’aime aussi partager et de façon constructive. Il faut donc dire que parfois sur les réseaux, j’ai du mal à comprendre ou dialoguer de façon « naturelle » tout simplement parce que je ne vous connais pas vraiment (logique). Je reste donc un tant soit peu sympa et polie (ok, parfois pas vraiment quand certains se mêlent carrément de ma vie) comme n’importe qui le ferait non? D’ailleurs les codes sociaux appropriés ne me sont pas vraiment familiers et je me plante la plupart du temps pour communiquer efficacement sans paraître étrange d’après certains dont le cerveau est trop conditionné ou aseptisé par une société qui se veut tolérante mais totalement en accord avec l’exclusion des esprits qui ne collent pas à ses valeurs. L’école est d’ailleurs la meilleure des formations à ce problème : tu t’y intègres ou tu morfles. 


        Et bien selon mon point de vue, cela me semble parfois étrange qu’une personne me parle comme si elle me connaissait depuis des siècles. Heureusement, je ne suis pas non plus Laura Ingalls, née d’un autre temps et je discerne bien sûr la différence d’une communication virtuelle et réelle. « Je ne suis pas folle vous savez ». Le virtuel ne m’empêche d’ailleurs aucunement d’apprécier véritablement la sensibilité d’une personne à travers son travail, ses photos, ses mots et ce qu’elle veut bien partager à sa communauté. Cela ne m’empêche pas de lui envoyer un petit mot pour lui dire aussi.


         J’ai d’ailleurs eu des échanges très sincères avec certains d’entre vous et c’est pourquoi les réseaux m’apprennent parfois à apprécier la communication même si je suis sûrement maladroite où que je semble trop « sincère ». Faut dire que j’ai toujours été d’une grande franchise quitte à m’en briser le coeur. C’est plus fort que moi. Ça doit être dit parce que sinon on se voile la face, on avance pas et j’assume: je déteste les faux-semblant, les non-dit. Ça fait beaucoup trop de traits d’union. 


        Ça brise la glace, ça plait ou ça ne plait pas mais il se trouve que mon côté hypersensible contre balance un peu cette partie. Je me base toujours sur l’expérience et le ressenti. Généralement, j’envoie un paquet cadeau de mots tantôt bien enrobés ou acerbes, oups. Je n’arrive parfois pas vraiment à trouver un équilibre entre ce qui m’horripile, ce qui est injuste ou me touche positivement mais d’une façon exacerbée. C’est carrément pas fait exprès et c’est un drôle de mélange. Alors j’y ajoute un peu d’autodérision même si certains trouvent que je n’ai pas d’humour. Les jours guimauves ne sont pas si tendre que ça. 


        Enfin voila. J’avais envie d’écrire ce petit texte après cette minuscule pause et la réflexion que j’ai eu un soir (on s’éclate chez moi) pour simplement vous dire que chacun doit être comme il est malgré cette évolution effrayante des réseaux sociaux. Et surtout sans culpabiliser de ne pas être une personne hyper sociable ou « cool » qui achète l’affection des autres. Il ne faut pas s’identifier à cela. Personne, mais alors personne n’est identique. Ça me brise le coeur de voir des personnes différentes et douées de talents (une sensibilité étonnante) mais qui se dévalorisent et se laissent écraser par des géants de la manipulation sans passion, ni scrupules. C’est d’ailleurs un point fort d’être unique dans ce monde quand on sait que la stupidité fait jouer un rôle aux gens se glissant souvent dans un costume de mouton doté d’un filtre photo archipelago dont ils ne savent même pas se servir. Bim. 


        Ce qui est paradoxal, c’est que parfois les réseaux nous rendent justement asociales même si nous interagissons. Le comble pour une personne qui aime tant le domaine de la communication me diriez-vous. Nous nous enfermons dans un cercle vicieux, délectable, aux faux-semblant mais détruisant ce que nous avons de réel en nous. Disons que nous devrions changer notre façon de voir les choses; plutôt que de communiquer à sens unique en espérant un retour, préférons la dimension du partage sans rien demander et entretenons les échanges sincères sans pourrir les autres par derrière avec jalousie ou curiosité malsaine. Ça ne sert à rien de se focaliser sur le négatif quand il y a tant de belles choses qui éclosent sur internet ou à découvrir sur terre et dans le cosmos. Pourquoi faut-il toujours que certains jalousent les autres? Chacun a pourtant un chemin à parcourir et une possibilité de se réaliser. 


        J’aime que sur les réseaux mes photos vous parlent sans les mots et ceux qui me suivent le savent: pas besoin de longs récits pompeux sur la brume qui danse dans les fougères avec un escargot qui passe à côté laissant un voile de voie lactée faisant réfléchir la lumière de la lune, si mystérieuse…


        Vous êtes aussi quelques-uns (youpi, ça arrive) à me dire que vous aimez beaucoup mon univers mais que vous n’osez pas venir me le dire ou poster un petit commentaire de façon régulière. Et honnêtement, je trouve ça même plutôt normal et attendrissant vu ce que je viens d’écrire. Peut-être êtes-vous simplement un peu comme moi. 


        Mais dans ce monde aujourd’hui, pour partager sa créativité, ses idées et sa sensibilité, on est parfois bien obligés de faire des efforts mais qui nous font plaisir, qui nous comblent et qui ne sont rien en comparaison des liens positifs que l’on peut créer grâce à eux, d’autant plus quand ils sont créés de façon véritable sans cacher sa nature timide, grognon ou hypersensible. 
        Sur ce blog, je garde le contrôle et cette bulle est animée de ce qui me fait vibrer. Instagram est un bon moyen d’échanger si le sens du mot intégrité résonne en vous mais sur un blog, nous aurons toujours le choix, le pouvoir de décider de nos contenus et d’échanger entre nous sans craintes, ni jugements. D’où l’intérêt de croire encore aux blogs quand nous savons que l’authenticité, la vraie, est une denrée rare. Voilà, c’est tout. 💛 


        Soyez vous même et foutez-vous des codes que personne n’utilise sauf pour ressembler à tout le monde, par peur d’être jugé ou de louper des opportunités à la con. Le succès n’est pas d’obtenir plus de pouvoir, d’argent ou de reconnaissance. Ce n’est pas céder à la pression de la société parce que vous ne rentrez pas dans le moule. Le succès réside dans la force de trouver un équilibre dans une vie qui nous comble sans croire et faire ce que des siècles de doctrine nous force à nous inculquer depuis des décennies. La réussite, le bonheur n’est pas de dépasser tous les autres dans le but d’être estimé le meilleur et de le prouver en jubilant; c’est plutôt trouver son chemin, son identité et aimer les petites choses que l’on réalise avec le coeur. C’est bien plus dur que de se laisser berner ou acheter. 


        Ce n’est que mon opinion, mon ressenti et mon expérience. Attention, je ne blâme pas que les mauvais côtés du virtuel. Mon expérience est simplement l’analyse d’un condensé aussi positif que négatif. En appréhendant le négatif, nous pouvons toujours nous protéger et le positif domine. 😉 Peut-être que certains ne se retrouverons pas dans ce que j’écris du fait que leur bulle n’a pas été suffisamment atteinte comme la mienne ou que le filtre de la lucidité n’est pas encore arrivée avec la nouvelle mise à jour. Ou bien, ça s’en fou et ça vie sa vie et c’est génial. Oublier sa conscience semble bénéfique. Je dirais même que c’est normal que certains ne se reconnaissent pas entièrement en mon expérience puisque nous avons tous une histoire ou une éducation bien particulière. Ça ne serait pas drôle sinon mais c’est aussi bien d’être conscient et de s’enrichir d’un autre point de vue afin de pousser la réflexion.


        Et vous, quelle est votre opinion sur l’évolution des réseaux sociaux ? Quel à été votre constat de cette année sur la toile ?


        Pour ma part, cela ne m’a pas empêché de réaliser de jolis projets et de suivre des personnes inspirantes mais je veille sans cesse à regarder derrière moi et à établir une certaine distance entre réalité et virtuel. J’invite tout le monde à faire de même lorsque l’on ne sait pas vraiment jusqu’où nous pouvons aller avec ces réseaux sociaux qui semblent apparemment même incontrôlables à leur créateur. 


        Néanmoins, je tire mon chapeau à ceux qui restent naturels avec les années et qui font preuve de compassion et de partage dans un monde qui devient malade d’addiction. C’est cliché, mais tout comme sur les réseaux sociaux, nos moments sont éphémères. D’où l’avantage de ne pas oublier ses valeurs et de vivre l’instant présent en dehors de cette bulle dans le but de construire véritablement son histoire. Chacune d’entre elles comptes et peuvent donner de belles choses. C’est vraiment trop mignon ce que je viens de dire. C’est assez rare que je me livre de cette façon car j’ai toujours peur que l’on ne puisse pas comprendre qu’au travers de ces petits points négatifs cités, je ne cherche pas à démolir les réseaux sociaux ou certains types de personnes. Je cherche juste à expliquer qu’il faut savoir doser par sécurité, se mettre à la place des autres sans juger et imaginer que l’on peut tous se respecter sans se marcher sur les pieds. Enfin bref, cette réflexion n’est pas nouvelle quand on sait que c’est comme cela depuis la nuit des temps. Mais, voulons-nous que les réseaux sociaux évoluent aussi de cette manière ou voulons-nous au contraire préserver un univers ou chacun aurait la possibilité de s’exprimer et d’évoluer comme nous n’en avions la possibilité autre fois? Que faisons-nous de notre intelligence ? Ne détruisons pas tout.

        Demain, nous serons le 1er Janvier. Une année de plus qui s’achève et je ne vous souhaite pas des tas de bonnes résolutions car ce n’est pas uniquement en début d’année que nous devrions agir pour nous ou les autres: c’est tous les jours qu’une bonne décision ou habitude peut-être prise ou inculquée. Ne soyons pas esclave des chemins que les hommes de l’ombre s’efforcent à créer dans leur unique intérêt. N’attendons pas non plus de s’offrir des cadeaux, de s’aimer, de se voir qu’à Noël, de manger du chocolat qu’à Pâques ou de dire « je t’aime » qu’à la Saint-Valentin.

        Merci de m’avoir lu. Et à bientôt 👋🏻 


        Camille

        10 COMMENTS

        Je ne retiendrais que cette phrase « La réussite, le bonheur n’est pas de dépasser tous les autres dans le but d’être estimé le meilleur et de le prouver en jubilant; c’est plutôt trouver son chemin, son identité et aimer les petites choses que l’on réalise avec le coeur. »

        Tu sais tout ce que je pense de ce monde virtuel, il aura ses limites lui-aussi, reste cette belle âme, cette personne fraîche et créative, dans ce monde si cruel. Ton blog est là pour diffuser ton art, peu importe ce que les autres font, ni comment ils le font. Tu as un talent fou, ça c’est certain, alors ne te brime pas ! Belle année à toi Camille <3

        <3 Merci Alexandra, ça me va droit au coeur et m'encourage de plus bel ! Je sais que j'ai la chance d'avoir une super communauté et des lecteurs sincères et ça me touche beaucoup. Belle année à toi aussi et bonne continuation pour ton super blog aussi :)

        Jerome

        HUm je suis sceptique avec la partie d’un diner presque tordu ><
        Mais sinon bon constat qui résume assez bien nos vies sur le web
        je suis tombé par hasard sur ce blog grace à Instagram et j’aime assez son originalité

        Haha
        Merci c’est gentil ! Au plaisir de vous revoir par ici un jour alors 🙂

        Amandine

        Bonne année Camille!!! Magnifique texte! Mais ceux qui te catégorise de « froide » ne savent pas que tu es douce, gentille et trop généreuse et le méritent peut-être haha Et je suis d’acc avec toi pour les réseaux… je me perds aussi parfois mais j’aime echanger avec ceux que j’apprecie tout comme toi

        Ouiiii bonne année à toi aussi 🙂 Haha t’es trop gentille

        Sylvie

        Chère Camille,

        Je suis une des ces personnes qui suis vos magnifiques photos sans pour autant poster des commentaires. J’ai été très touchée par ce long récit et la façon que que vous avez d’écrire. Votre esprit est unique et ne changez rien. Je crois d’ailleurs que c’est la première fois que je vous vois écrire autant de mots par ici. Passez une très belle année

        Oh merci Sylvie, je suis ravie de voir que vous me suiviez de la sorte, je suis touchée par vos mots également. À bientôt sur le blog 🙂

        Audrey

        Brillant. Rien à rajouter!

        Bonne année à toi également, c’etait un plaisir de suivre ton univers cette année. 🙂

        Merci beaucoup ! Très belle année 🙂

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